Parti Socialiste
Fédération de la Marne du PS

Retraites : les priorités du PS

mardi 20 avril 2010 par Fédération de la Marne du Parti Socialiste

1°) D’abord la sauvegarde du système par répartition : les salariés payent des cotisations qui sont reversées aux retraités. Comme l’a dit Martine Aubry, « Ce n’est pas chacun se débrouille en plaçant de l’argent qui va lui rapporter, c’est la solidarité entre générations ».

2°) Ensuite, le maintien du droit de départ à la retraite à 60 ans. Il y a une incohérence : même si vous avez cotisé tous vos trimestres - soit 40 ans et demi actuellement - il est impossible de partir en retraite avant 60 ans. Certains prennent leur retraite à 61 ou 62 ans aujourd’hui. Mais ceux qui ont travaillé tôt ou qui exercent un métier pénible doivent pouvoir cesser de travailler à 58 ou 59 ans.

3°) Et évidemment, l’allocation pour chaque retraité d’un niveau de pension doit lui permette de vivre décemment. Actuellement, c’est l’inverse : la moitié des retraités touchent moins de 1.000 euros par mois. Et un million d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté. Normal ? Non. Depuis la réforme Balladur, le niveau des retraites a baissé de 20%. Et une nouvelle baisse de 25% est à prévoir dans les années à venir.

4°) Avant tout, il faut des règles justes. Dans la prochaine réforme des retraites, il faudra prendre en compte la pénibilité du travail. Ainsi, les salariés exerçant les métiers concernés auront la possibilité de partir en retraite avant 60 ans, s’ils ont validés leurs trimestres. De même, les salariés qui sont entrés sur le marché du travail tôt et qui ont validé le nombre requis d’années de cotisations pourront partir avant 60 ans.
5°) Une vraie politique pour l’emploi des seniors. Comment débattre sérieusement de l’âge de départ à la retraite quand parmi les plus de 55 ans, seul une personne sur trois a un travail ?

6°) Contrairement à ce que disait Nicolas Sarkozy en 2007, le financement de notre système de retraites n’est pas équilibré jusqu’en 2020. Il y a même urgence : nous avons besoin de 25 milliards d’euros d’ici 2012, et 68 d’ici 2050. L es salaires ne doivent plus être les seuls à financer les retraites. Il est tout à fait envisageable de prélever des cotisations sur les revenus de la valeur ajoutée. Il faut aussi des cotisations sur les stocks options, rien de moins que 5 milliards d’euros pour contribuer à l’effort de solidarité que représente notre système de retraites.