Parti Socialiste
Fédération de la Marne du PS

Recherche et enseignement supérieur : Ne pas confisquer les clés de l’avenir

vendredi 16 janvier 2009 par Fédération de la Marne du Parti Socialiste

Les universités et la recherche entament l’année 2009 dans un état de grande tension, dû au mépris affiché du gouvernement à leur égard. En imposant des réformes sans concertation, en promettant des moyens dont les universités ne voient pas la concrétisation, en supprimant des emplois alors qu’il faut en créer, Nicolas SARKOZY et Valérie PECRESSE génèrent une crise.

En effet, contrairement aux annonces officielles, faisant état d’une progression de moyens, les dotations des universités se traduisent par une perte de pouvoir d’achat et des suppressions d’emplois. 450 millions d’euros de crédits de la recherche et de l’enseignement supérieur ont été annulés en 2008.

Le Parti socialiste, comme la communauté universitaire et scientifique demande un moratoire des réformes en cours, qu’il s’agisse de l’évolution du statut des enseignants-chercheurs, de la formation des enseignants, des IUT, ou du démantèlement des organismes publics de recherche.

Il demande également la transparence sur les comptes, et que les sommes promises soient effectivement versées aux universités, en crédits assurant leur fonctionnement et non pas en placements hypothétiques ; prétendre financer les universités, comme le veut le gouvernement avec le Plan Campus, grâce aux revenus de placements financiers, est une provocation à l’heure de la crise financière, puisque les sommes annoncées sont placées et que seul leur rendement peut être utilisé.

Il réclame le rétablissement des postes supprimés dans les universités et les organismes de recherche, et une réorientation du budget 2009 favorisant les créations d’emplois indispensables à ces secteurs d’avenir.
L’enseignement supérieur et la recherche ont besoin d’une autre politique, qui permette à la fois de développer l’activité de recherche, d’améliorer l’encadrement pédagogique à l’université, les conditions de vie et de travail des étudiants, et de garantir la liberté d’initiative scientifique des personnels et des laboratoires de recherche.