Parti Socialiste
Fédération de la Marne du PS

Les propositions socialistes sur le front de l’emploi et des salaires

lundi 3 novembre 2008 par Fédération de la Marne du Parti Socialiste

La remontée du chômage et l’érosion du pouvoir d’achat résultent de la politique économique et sociale lancée depuis l’été 2007. Elles sont aggravées par les effets déjà perceptibles de la crise financière et bancaire.
Dans ce contexte, il faut une action vigoureuse de la puissance publique en faveur de l’emploi.
Le plan préconisé par le chef de l’Etat ne répond pas à la gravité de la situation, puisqu’il revient à réinventer les emplois aidés que sa majorité avait diminués et dénigrés.
Le PS considère que la première priorité repose sur la croissance. C’est pourquoi le pouvoir d’achat, l’investissement et l’emploi doivent être les piliers d’une politique économique.

Modulation de l’impôt sur les sociétés pour favoriser l’investissement productif.

Mise en place de structures régionales chargées d’impliquer concrètement les banques dans le soutien aux PME/PMI qui ont des besoins de crédits, en associant les collectivités territoriales, les banques, l’Etat et les entreprises par bassin d’emploi.

Abrogation du mécanisme de défiscalisation des heures supplémentaires : d’un montant de 5,5 milliards d’euros par an, il contribue à l’augmentation du chômage en rendant l’heure supplémentaire moins chère que l’embauche.

Les recettes de l’abandon de ce mécanisme permettront de financer le manque à gagner des salariés placés d’autorité en chômage technique.
Lancement d’une négociation salariale. Les exonérations de cotisations seront liées à la conclusion effective d’accords salariaux, et à la suppression de tous les minima inférieurs au SMIC.

Substantiel coup de pouce au SMIC dès janvier prochain, revalorisation des allocations familiales et généralisation du chèque transport.

Remise en cause immédiate de la réduction prévue dans le budget 2009 du nombre de contrats aidés et recours plus large à ce type de contrats, avec des garanties en terme de formation et d’insertion dans l’emploi.

Gel immédiat de la baisse des effectifs dans la fonction publique : le projet de budget 2009 prévoit la suppression de 30 000 nouveaux postes de fonctionnaires, ce qui serait un important facteur d’aggravation du chômage.

Retour aux congés de conversion, abrogés par la majorité actuelle, pour tous les salariés frappés de licenciement, avec maintien de 90% du salaire pendant un an et suivi individualisé pour la reconversion et la recherche d’emploi.